Les Plaisirs et les Jours entre nouvelle classique et nouvelle moderne

Abstract : On se propose de montrer d'une part l'ancrage des textes narratifs des Plaisirs et les Jours dans une tradition forte, et d'autre part le déplacement opéré. La fin du XIXe siècle est l'âge d'or de la nouvelle "classique", celle que pratiquent Tchekhov, Maupassant, Henry James, Pirandello – mais aussi les nombreux auteurs qui publient à côté de Proust dans la Revue Hebdomadaire où paraît "La Mort de Baldassare Silvande". Les textes narratifs des Plaisirs et les Jours retrouvent comme naturellement cette forme, qui donne les moyens de la brièveté et l'assurance du plaisir du lecteur. Les outils en sont la structure antithétique et l'exotisme du point de vue, exotisme lui-même appuyé sur les représentations préalables du lecteur. Proust échappe cependant à cette forme "classique". Il remet en question la nouvelle comme objet admirable et fermé sur lui-même: passage de la structure antithétique de la nouvelle à ce qu'on pourrait appeler une "écriture paradigmatique", répétition obsessionnelle de motifs qui leur fait quitter leur dimension purement exotique, enfin juxtaposition des genres dans un recueil composite (prose, poésie, partitions musicales...), qui en fait un objet en soi, presque improbable, et qui modifie la perception de la forme "nouvelle".
Type de document :
Article dans une revue
Bulletin d'informations proustiennes, 2014, 44, pp.119-136
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Contributeur : David Sierra <>
Soumis le : lundi 11 septembre 2017 - 11:13:55
Dernière modification le : mardi 13 novembre 2018 - 11:46:59

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  • HAL Id : hal-01585128, version 1

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Florence Goyet. Les Plaisirs et les Jours entre nouvelle classique et nouvelle moderne. Bulletin d'informations proustiennes, 2014, 44, pp.119-136. 〈hal-01585128〉

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