Morphologie et identité sociale dans la ville médiévale hispanique

Résumé : Elaboré grâce à plusieurs rencontres entre les universités de Savoie et de Lérida dans le cadre du Programme Picasso / Acción Integrada du Gouvernement autonome de Catalogne, ce livre réunit onze études portant sur le thème de la morphologie urbaine et de l'identité sociale dans la ville hispanique médiévale. Les coordonnateurs ont centré cette thématique sur le monde ibérique avec la volonté de faire une synthèse des principaux ensembles politiques grâce au concours des meilleurs spécialistes de l'histoire urbaine médiévale hispanique : Couronne d'Aragon, royaumes de Navarre, de Castille, l'Andalousie, voire au nord des Pyrénées. La chronologie adoptée mènera le lecteur du XIe à la fin du XVe siècle, c'est-à-dire de la période croissance urbaine à la crise démographique de la fin du Moyen Age : au fil des pages, il ressort que la croissance, qui a pu être altérée au cours du XIIIe siècle, notamment dans les villes de la Couronne d'Aragon, ne s'arrête vraiment que plus tard et la question de la crise catalane, longtemps abordée à partir d'une surévaluation des conséquences démographiques, est une fois encore posée. La thématique propre à tout l'Occident des villes neuves est abordée dans le cadre de la Catalogne et de la Couronne de Castille, mais aussi des bourgs et juiveries de Navarre. C'est donc dans cette conjoncture que se trouvent posées les caractéristiques propres de l'identité sociale des cités et des villes hispaniques. C'est en leur sein que l'on peut saisir la vie de leurs quartiers, à travers leurs propres caractéristiques ethniques, culturelles, religieuses, économiques et sociales. Des études sont ainsi consacrées plus spécifiquement au rôle joué par les Juifs et les "conversos" dans le cadre urbain catalan, ainsi qu'aux facteurs du développement économique autour des forces hydrauliques ou de la draperie. SOMMAIRE -*- Introduction- Morphologie urbaine et identité sociale dans la ville hispanique médiévale / Christian Guilleré et Flocel Sabaté ; -1- La croissance urbaine de la Catalogne du XIe à la fin du XIVe siècle. Morphologie urbaine et identité sociale / Christian Guilleré [Résumé : Cette présentation partira d'une réflexion générale sur les sources, écrites et archéologiques, pour montrer qu'à tous les moments de la croissance urbaine, une ou des autorités - royales, seigneuriales, ecclésiastiques, citoyennes - ont été amenées à définir l'espace urbain, ou pour reprendre le titre du colloque, la morphologie urbaine, et ce, très tôt, dès les prémices du comté de Barcelone. On insistera tout particulièrement sur les sources normatives et sur les actes de la pratique notariale d'une grande abondance dans les fonds catalans. Le paysage urbain actuel des centres historiques (casces antís) est également d'un apport non négligeable. Dans un deuxième temps on s'interrogera sur la propriété de la terre, sur les acteurs de l'expansion urbaine et sur la question de la citoyenneté dans les villes catalanes. On pourra mettre en lumière le rôle des chapitres cathédraux comme lotisseurs, et l'utilisation généralisée de l'emphytéose ad construendas domos, qui permet à une population qui émigre de la campagne proche de s'intégrer dans les villes catalanes assez facilement (au bas mot 50% de la population sur une génération) : il s'agit d'un instrument, à tous les sens du terme, fédératif. Enfin, on présentera les principaux résultats de la croissance urbaine en termes de morphologie urbaine (cités anciennes d'origine romaine, villes nouvelles, villeneuves et villefranches, villes doubles ...) et d'identité sociale à partir de quelques exemples (Gérone, Cervera, Lérida et Barcelone), grâce à la constitution des principaux quartiers et autres vilanoves, et au phénomène original de carreratge, à Gérone dès 1355 et à Barcelone un peu plus tard, ainsi qu'aux situations avérées ou non de ségrégation sociale (grâce aux livres d'estimes et de tailles du XIVe siècle).] ; -2- Desarrollo urbano de las ciudades de Aragón (siglos XI-XV) / Maria Isabel Falcón Pérez [Résumé : Ces dernières années, le développement et la morphologie urbaines ont été l'objet d'importantes avancées historiographiques, comme c'est le cas avec l'Aragon. Dans ce royaume, dix noyaux urbains ont acquis au Moyen Age, par concession royale, le statut de cité dans un éventail chronologique très large : Jaca (1077), Huesca (1096), Barbastro (1100), Saragosse (1118), Tarazona (1119), Albarracín (1300), Teruel (1347), Daroca (1366), Calatayud (1363) et Borja (1438). Il s'agit de villes très différentes, dans la mesure où certaines présentaient des racines romaines et un fort poids islamique (Saragosse, Huesca, Tarazona), tandis que d'autres ont été fondées et se sont développées sous la domination musulmane (Barbastro, Daroca, Calatayd, Albarracín), et d'autres encore furent fondées par les chrétiens de la reconquista (Jaca, Teruel) quoique Borja présente une évolution particulière depuis la période romaine, sa refondation sous Al-Andalus et son développement urbain au bas Moyen Age. De plus il faut noter les liens particuliers qui se sont établis entre les sièges épiscopaux (Jaca, Huesca, Zaragoza, Tarazona et de façon éphémère Barbastro) et le pouvoir royal : au cours du Moyen Age, des stratégies se développent avec les oligarchies urbaines, ainsi que des relation particulières avec les seigneurs, à tel point que Borja est reconnue comme cité quand elle passe du domaine seigneurial au domaine royal. Ces diverses situations nous amènent à analyser l'urbanisme de chacune de ces cités et à étudier de façon comparative leurs morphologies respectives. - Résumé : En los últimos años, el desarrollo y la morfología urbanas han sido objeto de un importante avance historiográfico, tal como se aprecia en el caso de Aragón. En este reino, diez núcleos adquirieron, por concesiúreal, la categoría de ciudad en la edad media en una abanico cronológico muy amplio : Jaca (1077), Huesca (1096), Barbastro (1100), Saragosse (1118), Tarazona (1119), Albarracín (1300), Teruel (1347), Daroca (1366), Calatayud (1363) y Borja (1438). Se trata de poblaciones muy diversas, en tanto que unas gozaban de raíces romanas y de un fuerte peso islámico (Zaragoza, Huesca, Tarazona) ; otras se habían fundado y desarrollado bajo el dominio musulmán (Barbastro, Daroca, Calatayud, Albarracín) ; otras fueron fundadas por los cristianos reconquistadores (Jaca, Teruel), y aún Borja exhibe un particular recorrido desde enclave romano, a refundación musulmana y desarrollo urbano bajomedieval. También se establece un particular encaje entre sedes episcopales (Jaca, Huesca, Zaragoza, Tarazona y efímeramente Barbastro) y el peso del poder regio, que a medida que avanza la edad media va estableciendo estrategias con las oligarquías urbanas y específicas relaciones con los señoríos, hasta tal punto qeu Borja es reconocida como ciudad en el momento de pasar de señorío a realengo. Esta diversidad de situaciones incita a analizar el trazado urbano de cada una de estas ciudades y a estudiar, de modo comparativo, sus respectivas morfologías urbanas.] ; -3- Las villas nuevas del norte en la Corona de Castilla (siglos XII-XIV) / Juan Ignacio Ruiz de la Peña Solar [Résumé : A partir de la seconde moitié du XXe siècle, l'historiographie attentive au développement urbain hispanique s'est rendu compte que les premiers phénomènes liés à l'expansion sur la frontière devaient être complétés avec d'autres formes de colonisation intérieure, surtout à partir du XIe siècle sur la route de Saint-Jacques, ainsi que des expansions internes urbaines entre le XIIe et le XIVe siècle. C'est dans ce cadre-là qu'il faut mettre en exergue l'identité et la fonction des villeneuves, qui ont joué un rôle très important sur les 50.000 km2 de la périphérie septentrionale de la couronne de Castille, entre les provinces basques et la Galice. Sur cet espace il faut tenir compte de l'évolution du développement et de la morphologie urbaine selon les phases concrètes suivantes : 1° de la fin du règne d'Alphonse VII (1126-1157) à la réunification définitive du León et de la Castille sous celui de Ferdinand III (1230), qui correspond à une poussée royale manifeste pour la fondation de villeneuves ; 2° les règnes d'Alphonse X et de Sanche IV (1252-1295) représentent une étape différente de la précédente par l'attention portée par Ferdinand III au repeuplement des nouveaux espaces méridionaux, et qui suppose, grâce à Alphonse X, le retour de la politique urbaine de développement du nord du royaume ; 3° la période qui va de la majorité d'Alphonse XI (1325) à 1383 correspond à l'étape liée à la reconstruction de l'ordre et du pouvoir royal et comporte le retour à l'impulsion urbaine au nord de l'Espagne, jusqu'à l'épuisement de son caractère socio-économique. Tout au long de ces périodes, la création de villeneuves au nord de la Couronne de Castille s'est accompagnée de chartes de peuplement et de franchises qui firent bénéficier aux colons d'un cadre juridique et fiscal favorable ; elle a comporté un important développement commercial et a donné aux conseils urbains une grande autonomie, ainsi qu'une grande vitalité dans l'organisation du territoire. - Résumé : A partir de la segunda mitad del siglo XX, la historiografía atenta al desarrollo urbano hispano se ha dado cuenta de que los primeros fenómenos unidos a la expansión sobre la frontera deben de completarse con las colonizaciones en el interior, especialmente a partir del siglo XI siguiendo la ruta jacobea, y las expansiones interiores urbanas entre el siglo XII y el XIV. En este marco, hay que resaltar la identidad y función de las villas nuevas, que tuvieron una incidencia muy elevada, en los 50.000 km2 extendidos en la periferia norteña de la Corona Castella, entre las provincias vascongadas y Galicia. En este espacio, hay que atender una evolución del sesarrollo y la morfología urbana según unas fases concretas : 1° de los años finales del reinado de Alfonso VII (1126-1157) a la definitiva reunificación de León y Castilla con Fernando III (1230), cuando se vive un claro empuje regio para la fundación de villas nuevas ; 2° Los reinados de Alfonso X y Sancho IV (1252-1295), etapa separada de la anterior por la atención de Fernando III hacia la repoblación de los nuevos espacios meridionales, y que supone, gracias a Alfonso X, retomar la promoción urbana dentro del interés por desarrollar el norte del reino ; 3° de la mayoría de edad de Alfonso XI (1325) a 1383, etapa en la que la reconstrucción del orden y el poder regio comporta retomar el impulso urbano en el norte hispano, hasta que este agota su impulso socioeconómico. A lo largo de estos períodos, la creación de villas nuevas en el norte de la Corona de Castilla ha venido acompañada de las correspondientes cartas de población y los fueros con que beneficiar a los habitantes mediante un marco jurídico y exactivo favorable ; ha comportado un importante empuje comercial y ha promovido unas entidades concejiles de gran autonomía y de gran vitalidad en la articulación del territorio.] ; -4- Espacio urbano y sociedad. De las "collaciones" a los barrios en la ciudades castellanas (siglos XII al XV) / María Asenjo González [Résumé : Les villes sont des espaces de vie en communauté dont l'aspect a évolué au cours du temps, au fur et mesure des changements de condition de subsistance et des valeurs et besoins des sociétés qui les ont habitées. Certes, dans le développement urbain s'impose généralement l'urgence des besoins de la collectivité et, en particulier lorsqu'il s'agit de décider de l'utilisation de l'espace et de la construction des formes architecturales correspondant à des raisons de sécurité, d'approvisionnement, d'utilisation religieuse, de production, etc. Les caractères proprement urbains que nous percevons dans tant de villes comme le résultat d'une culture ou d'une civilisation, expriment de façon admirable la fusion entre la ville de pierre et la ville vivante, qui n'a pas été la même de tout temps. Pour cette raison, les villes montrent dans leur tissu les cicatrices de certains changements qui ont affecté ses habitants. Dans cet article, nous avons délimité le territoire, dans lequel nous analyserons ces questions, à la Castille centrale, dans un cadre chronologique s'étendant des premiers signes d'existence des villes, lors du repeuplement chrétien, jusqu'à la fin du XVe siècle, lorsque de nouveaux défis se présentent et que se profilent les formes de la ville humaniste du début de la Renaissance. Les modèles des villes d'Estrémadure - Ségovie, Soria, Avila et Salamanque - se suivront, avec comme limite au nord Valladolid et Tolède au sud. Dans ce domaine nous traiterons des premières enceintes urbaines et de leurs limites connues sous le nom de collaciones, sur lesquelles plus tard se développeraient les quartiers et les rues. Nous vérifierons que, si à l'origine les cités et les villes émergèrent comme modèles d'articulation d'un vaste territoire qui se reconnaissait également dans la ville, où se situaient leurs églises et se payaient les dîmes, à mesure que la ville s'éloignait de son territoire, des changements et transformations survenaient au niveau des enceintes urbaines, pour répondre aux besoins d'une société urbaine. Tout cela dans un espace où la coexistence et les relations délimitent progressivement les lieux de réunion et de divertissement, généralement situés à proximité des bâtiments les plus remarquables ou des édifices les plus originaux. Plus tard, aux XIVe et XVe siècles, quand la société assimilait de nouvelles formes et valeurs de la construction politique de chaque état, qui introduisait de nouvelles normes fondées sur l'exemption et le privilège, les circonstances ont aidé à modeler l'espace urbain. Des quartiers d'exemption, des rues avec des privilèges pour ses habitants ainsi que d'autres différences, qui ont marqué le statut social exposé de manière stable dans la ville. En outre, les besoins de gestion et le gouvernement nécessitaient des limites, fondement de références pour l'organisation fiscale, militaire, juridique et politique. C'est le cas des cuadrillas, qui rassemblaient plusieurs collaciones dans de nombreuses cités, ou des fortifications qui permettaient des lotissements et délimitaient l'espace intérieur des murailles dans la ville de Todède. A partir du pouvoir on observe l'intérêt pour l'espace de la cité comme scène de propagande politique, instrument qui était particulièrement nécessaire aux ambitions de la monarchie autoritaire. Certaines des grandes oeuvres des Rois Catholiques et des premiers Habsbourg en témoignent. - Résumé : Las ciudades son espacios de convivencia cuyo aspecto ha ido transformándose en el curso del tiempo, a medida que se modificaban las condiciones de subsistencia y los valores y necesidades de las sociedades que las habitaban. Ciertamente, en el desarrollo urbanístico se impone por lo general la urgencia de lo colectivo y, en particular, a la hora de decidir el uso del espacio y de construir en él las formas arquitectónicas que atienden a razones de seguridad, abastecimiento, uso religioso, producción, etc. La caracterización urbana, que percibimos en tantas ciudades como resultado de una cultura o de una civilización, expresa de una manera admirable la fusión entre la ciudad de piedra y la ciudad vivida, que no ha sido la misma en todos los tiempos. Por eso, las ciudades muestran en el tejido urbano las cicatrices de algunos cambios que afectaron a sus habitantes. En el presente trabajo hemos acotado el territorio en el que analizaremos estas cuestiones a la Castilla central, en un marco cronológico que abarca desde el primer período de existencia, tras la repoblación cristiana, hasta fines del siglo XV, cuando ya apuntan nuevos retos y se perfilan las formas de la ciudad humanística del inicio del renacimiento. Los modelos de las ciudades de Extremadura : Segovia, Soria, Ãvila o Salamanca se sequirán, teniendo hacia el norte a Valladolid y hacia el sur a la ciudad de Toledo como referentes. En ese ámbito trataremos de los premeros recintos urbanos y de sus demarcaciones conocidas como collaciones, sobre las que más tarde se perfilarían barrios y calles. Comprobaremos que, si inicialmente las ciudades y villas surgieron como referentes de articulación de un extenso territorio que también se reconocía en la urbe, donde se situaban sus iglesias y pagaban los diezmos, a medida que la ciudad se distanciaba del territorio se producían cambios y transormaciones en los recintos urbanos que respondían a las necesidades de una sociedad propiamente urbana. Todo ello, en un espacio en el que la convivencia y el trato delimitan poco a poco los lugares de reunión y de ocio, situados generalmente en la proximidad de los edificios más notables o de las construcciones singulares. Ya en los siglos XIV y XV, la sociedad asimilaba nuevas formas y valores de la construcción política estamental que introducían nuevos referentes basados en la exención y el privilegio, circunstancias contribuyeron a modelar el espacio urbano. Barrios de exentos, calles con privilegios para sus vecinos junto a otras diferencias que marcaban el estatus social que se permanentemente se exhibía en la ciudad. Además, las necesidades de gestión y el gobierno precisaban de demarcaciones que fueron referencia de organización fiscal, militar, jurídica y política. Es el caso de las cuadrillas, que agrupaban a varias collaciones en muchas de las ciudades, o de los adarves que lotificaban y demarcaban el espacio interior a la muralla en la ciudad de Toledo. Desde la percepción del poder se observa el interés por el espacio de la ciudad como escenario de propaganda política, instrumento que resultaba particularmente nesario a las ambiciones de la monarquía autoritaria. A ellas responden algunas de las grandes obras de los Reyes Católicos y de los primeros Austrias.] ; -5- Espacio urbano y sociedad en la Andalucía bajomedieval : de la ciudad andalusí a la castellana / Antonio Collantes de Terán Sánchez [Résumé : La fonction spécifique que présentent les villes andalouses - le fait qu'elles furent façonnées par les Andalous ou musulmans pendant des siècles et que, dès le XIIIe siècle, elles furent occupées par une population à la structure sociale et culturelle différente - apporte un élément d'originalité propre à ce groupe de cités, car il indique la manière dont ces nouveaux résidents s'adaptèrent à des formes urbaines et domestiques différentes de celles qu'ils connaissaient. Par conséquent, il faut faire, d'une part, l'analyse des continuités et des changements et, d'autre part, agrandir l'espace thématique initial. Ainsi, il faut s'occuper de deux sortes d'influences : d'abord les aspects morphologiques à partir de l'étude de l'évolution des parcelles et des pâtés de maisons, c'est-à-dire, de l'analyse du plan ; et en même temps les éléments provenant de la structure sociale de la ville, aussi bien pour son importance que pour ses influences sur la morphologie urbaine. - Résumé : El rasgo específico que presentan las ciudades andaluzas parece claro : fueron modeladas por los andalusíes o musumanes a lo largo de varios siglos y, a partir del siglo XIII, pasan a ser ocupadas por una población con una estructura social y con una cultura diferentes. Esto aporta un elemento de originalidad a este grupo de ciudades, ya que plantea cómo se acomodaron esos nuevos pobladores a unas formas urbanas y domésticas diferentes de las que ellos conocían. De ahí, que parce altamente interesante, por un lado, centrar la presente aportación en el análisis de las continuidades y de los cambios y, por otro, ampliar el campo temático inicial. Así, además de tratar de ver los aspectos morfológicos desde dicha perspectiva, a través de la evolución de la parcela y de la manzana, es decir, del análisis del plano ; he creído conveniente tener en cuenta también los aspectos estructurales, por su importancia en sí mismos y por las posibles incidencias en la morfología.] ; -6- Burgos de francos y juderías en las "buenas villas" del reino de Navarra (siglos XI-XV) / Juan Carrasco Pérez [Résumé : Au XIe siècle - concrètement sous l'union dynastique des royaumes de Pampelune et d'Aragon (1076-1134) - commence un décollage urbain qui se consolide au XIIe siècle sous la dynastie des Sanche (1134-1234). Le royaume de Navarre se trouve alors caractérisé par un puissant modèle urbain. Ses fondements reposent sur un important phénomène migratoire et un processus de colonisation, grâce aux conséquences socioéconomiques du chemin de Saint Jacques et au modèle des franchises. Cette dynamique se traduit par le dépassement du périmètre primitif des villes sous la forme de nouveaux bourgs, comme dans le cas d'Estella : cette dernière, située sur le chemin de Saint-Jacques, a pour origine la ville castrale de Lizarrara qui s'est épanouie en un regroupement de bourgs qui lui donnent ainsi naissance. L'immigration sur la route jacobite, provenant en grande partie du territoire français, communique une vitalité particulière sur l'axe transversal formé par Puente la Reina, Monreal et Sangüesa. Dans ce contexte, l'installation de juiveries contribue puissamment au développement urbain. Il est bien connu dans la capitale du royaume, Pampelune, où il est caractérisé par l'impulsion des bourgs et du quartier juif. Le rythme fébrile de l'activité commerciale caractérise ce décollage et est à l'origine d'une véritable bourgeoisie qui marque de sa vitalité le royaume de Navarre, dépassant ainsi la frustration d'avoir été marginalisée dans l'expansion territoriale vers le sud que connaissent alors les autres royaumes hispaniques. Dans les deux derniers siècles du Moyen Age, l'économie productive est remplacée par la spéculation monétaire, que l'on peut, d'une certaine façon, qualifier de "capitaliste". Ainsi, l'évolution sociale et économique particulière du royaume de Navarre passe par un développement urbain original, qui se trouve marqué dans l'évolution d'une morphologie propre à chacune de ses "bonnes villes". A coup sûr, le tracé urbain rend compte d'une croissance fondée sur le développement et les liens entre les bourgs peuplés de Francos et des juiveries qui cristallisent toute l'évolution économique et sociale de la Navarre entre le XIe et le XVe siècle. - Résumé : En el siglo XI - en concreto bajo la unión dinástica de los reinos de Pamplona y Aragón (1076-1134) - se inicia un fuerte despegue urbano que se consolida en el siglo XII, coincidiendo con la dinastía sancha (1134-1234). A partir de aquí se consolida un potente modelo urbano que marca y caracteriza el reino de Navarra. Las bases se sitúan en unas importantes migraciones y un proceso colonizador, auspiciado por los efectos socioeconómicos del camino de Santiago y plasmados en los fueros de franquicia. La dinámica impone pasar de los primitivos perímetros de las villas a los nuevos burgos, tal como se plasma en el caso de Estella que, situada en el camino de Santiago, surge en la villa castra de Lizarrara para florecer como la agrupación de burgos que conocemos como Estella. La inmigración sobre la ruta jacobea, en gran parte por población proveniente del territorio francés, infunde una específica vitalidad al eje transversal formado por Puente la Reina, Monreal y Sangüesa. En este contexto, el establecimiento de juderías, contribuye poderosamente al desarrollo urbano. Es bien notorio en la capital del reino, Pamplona, caracterizada por el impulso de los burgos y del barrio judío. El ritmo febril de la actividad mercantil caracteriza este despegue y fundamente una verdadera burguesía que impone su vitalidad al reino de Navarra, superando la frustración de haber quedado marginada de la expansión territorial hacia el sur que vivían los otros reinos hispánicos. En los dos ùltimos siglos medievales la economía productiva se va substituyendo por la especulación monetaria, en una línea que en cierto modo ya se puede ir calificando de "capitalista". Así, pues, la particular evolución social y económica del reino de Navarra pasa por su específico desarrollo urbano, y este queda reflejado en la evolución de una morfología concreta en cada un ade sus "buenas villas". El trazado urbano, ciertamente, da cuenta de un crecimiento basado en el desarrollo y conexión de unos burgos de francos y de unas juderías que acaban condensando toda la evolución social y económica de Navarra entre el siglo XI y el XV. ] ; -7- L'espace des minorités ethniques et religieuses : les Juifs dans les villes catalanes au Bas Moyen Age / Flocel Sabaté [Résumé : La cohésion de la société du bas Moyen Age autour de l'identité chrétienne entraîne un refus des minorités ethniques et religieuses inassimilables, comme les ont les communautés juives et musulmanes. Ceci a une répercussion sur le caractère progressivement clos des quartiers où habitent ces populations et sur les pressions pour leur réduction et leur marginalisation. La pression elle-même entraîne une introspection croissante qui touche tous les aspects de l'approvisionnement et des services. Parmi ceux-ci la boucherie est indispensable, étant donné que la viande consommée doit être découpée d'une certaine manière. L'accès à la boucherie à la recherche de morceaux à des prix défiant toute concurrence et la participation à des activités ludiques comme le jeu sont les principaux motifs qui attirent les chrétiens dans les quartiers respectifs juif et musulman, que les autorités municipales essayent de limiter. Les édifices religieux concentrent les deux communautés, musulmane et juive, parce que l'identité religieuse justifie les deux identités. Toutefois, malgré cette approche dans la destination, les deux communautés et les deux tissus urbains diffèrent en raison des différentes origines. La communauté musulmane est un collectif qu'on a regroupé dans un quartier par la force après une défaite militaire au XIIe siècle, dont les dirigeants sociaux ont été décapités, et qui a été contrainte de réaliser des tâches sociales inférieures. En revanche, le collectif juif provient d'une vie en commun enracinée, depuis le haut Moyen Age, situé socialement et dans le domaine de l'urbanisme proche du pouvoir tout en y participant au XIIIe siècle, tout en augmentant démographiquement le développement des nouveaux centres urbains. La forte cohésion interne juive au moyen de la foi implique un idéal de vie autour de l'étude et de la religion qui comporte la centralité élevée de la synagogue et de tout son complexe dans le quartier juif et le développement de fondations d'assistance de piété. Cette même réalité permet de comprendre que les quartiers juifs soient les plus affectés par l'évolution des idées au bas Moyen Age. Ils deviennent alors le tableau parfait de l'évolution sociale : la cohésion de la société selon une religion chrétienne incapable d'accepter la différence, surtout celle de ceux qui sont considérés comme déicides et qui s'enrichissent en pratiquant l'usure face aux chrétiens, ce qui mène au progressif rejet de la population juive et, en même temps, à la réclusion dans leurs quartiers. Autant de facteurs qui créent un espace où les Juifs vivent leur identité et qui devient un espace d'enfermement, sans compter les très mauvaises conditions de salubrité. L'évolution des quartiers juifs témoigne, du XIIe siècle jusqu'à la fin du XVe siècle, en ce qui concerne la vie de ses habitants, de l'évolution de la convivialité à l'intérieur d'une société chrétienne, qui culmine avec l'expulsion de 1492.] ; -8- L'espai dels conversos a la ciutat. D'una majoria de jueus a una majoria de conversos a la ciutat de Barcelona a partir del 5 d'agost de 1391 / Josep Hernando - [Résumé : Le 5 août 1391 se produisit l'assaut du grand quartier juif de Barcelone (call major, à côté du call menor). Y furent assassinés des centaines de Juifs, et le call fut saccagé et les archives notariales brûlées. S'en suivirent des conversions massives de Juifs. L'étude cherche à présenter les principaux traits de cette population conversa, en s'appuyant essentiellement sur la documentation notariale, qui apporte une abondante information sur la vie interne de la communauté juive et converse : lieux de résidence, formes de vie, occupations professionnelles, place dans le marché monétaire, aussi bien le potentiel économique que les relations professionnelles internes, les liens familiaux et les réseaux sociaux. Les Juifs et les conversos vivent au milieu des chrétiens, parlent catalan, utilisent le latin, se servent des formes économiques chrétiennes, ce dont rendent compte les notaires chrétiens. C'est-à-dire, les aspects qui se détachent de la documentation notariale sont la vie du conjoint juif ou converti, sa dimension physique, les tendances sociales et les structures hiérarchiques, leur situation dans la cité de Barcelone, le loyer, l'achat et la vente de maisons, la structure socio-économique, le commerce et les finances, l'établissement d'alliances entre familles, la conscience de groupe et d'exclusion, l'exercice de métiers particuliers, etc. Cependant l'accès à une situation dont l'exercice requiert comme condition sine qua non d'être chrétien : le clergé. Ainsi, à partir du 5 août 1391, on observe des conversions massives, l'occupation de nouveaux espaces, la persistance de Juifs non convertis dans la société, bien qu'elle décroisse ; la rupture de l'unité religieuses dans la famille, et parfois, des liens matrimoniaux ; la tentative de reprise économique ; l'exercice des mêmes métiers qu'avant la conversion ; la cohésion fortement établie entre les convertis, mais également entre les non convertis aussi bien sur le plan social qu'économique, l'accès à l'état clérical. Les chrétiens d'origine soupçonnent les convertis de leur sincérité. Rien d'étonnant donc que les conversos soient considérés, malgré tout, comme on l'a vu plus haut, comme vivant dans une "société transitoire", en marge des deux religions chrétienne et juive. - Résumé : El 5 de agosto de 1391 se producía el asalto a la judería mayor de Barcelona. Fueron asesinados centenares de judíos. Nos proponemos exponer algunas características de esta población conversa, haciendo uso, sobre todo, de la documentación notarial, que proporciona abundante información sobre la vida interna de la comunidad judía y conversa : lugares de residencia, formas de vida, ocupaciones profesionales, posición en el mercado monetario, por tanto las posibilidades económicas, las relaciones en el entorno profesional, los lazos familiares, los vínculos sociales. Judíos y conversos vivían inmersos en la realidad cristiana, hablaban catalán, usaban el latín, hacían uso de formas económicas cristianas i las reflejaban delante de notarios cristianos. Es decir, los aspectos que se desprenden de la documentación notarial son la vida del conjunto judío o converso, su dimensión física, las tendencias sociales y las estructuras jerárquicas, su ubicación en la ciudad de Barcelona, el alquiler, la compra y la venta de casas, la estructura socioeconómica, el comercio y las finanzas, las alianzas entre familias, la conciencia de grup y de exclusividad, el ejercicio de unos determinados oficios, etc. Pero también el acceso a una profesión cuya práctica requería como condición sine qua non ser cristiano : el clericato. Es decir, a partir del 5 de agosto de 1391, observamos conversiones masivas ; ocupación de nuevos espacios ; persistencia de los judíos no conversos dentro de la sociedad, aunque menos ; ruptura de la undad religiosa dentro de la familia y, en ocasiones, de los lazos matrimoniales ; intento de recuperación económica ; ejercicio de los mismos oficios que antes de la conversión ; cohesión fuertemente enraizada entre los conversos y también con los no conversos tanto en los aspectos sociales como económicos ; acceso al estado clerical. Sospecha de los cristianos sobre la sinceridad de los conversos. Nada extraña, pues, que los conversos, a pesar de todo, se vieran, como hemos apuntado antes, a sí mismos viviendo en una "sociedad transitoria", al margen de las dos religiones, la cristiana i la judía.] ; - 9- El espacio religioso en la ciudad catalana bajomedieval / Prim Bertran Roigé [ Résumé : A travers divers exemples concrets, représentatifs du modèle urbain diversifié de la Catalogne médiévale, il s'agit de souligner la variété typologique de l'espace religieux au sein de l'environnement urbain ainsi que sa coexistence avec d'autres espaces, administratif, bourgeois, juif, etc. On observera également l'expansion et la transformation de cet environnement religieux, en particulier depuis le XIIIe siècle, avec l'émergence des ordres des mendiants, la création d'institutions pieuses étroitement liées à l'Eglise, ou la formation des différentes paroisses et leur espace à l'intérieur de la cité. Le cas de deux villes épiscopales par excellence, la Seu d'Urgell et Vic, est analysé dans la mesure où le seigneur juridictionnel et l'évêque ne font qu'un et sont organisés autour de la cathédrale ; Barcelone, comme ville modèle présentant une origine romaine évidente ; Cervera, modèle de ville royale, qui a émergé pendant le processus de repeuplement au début du onzième siècle ; Puigcerdà, ville royale au pied des Pyrénées ; Castelló d'Empuries, ville comtale, et Banyoles, construite autour du monastère de San Esteban. Pour la Nouvelle Catalogne, où l'empreinte islamique a joué un rôle important dans l'organisation urbaine et sociale, on présentera les exemples de Lleida eet Tortosa ; en plus de celle du Montblanc, créée au milieu du XIIe siècle par Ramon Berenguer IV, coïncidant pratiquement avec la fondation du monastère cistercien voisin de Poblet. - Résumé : A través de diversos ejemplos, representantivos del variado modelo urbanístico de la Cataluña medieval, pretendemos resaltar la variedad tipológica del espacio religioso dentro del ámbito urbano, así como su coexistencia con otros espacios, el administrativo, el burgués, el judío, etc. Se observará también la expansión y la transformación de este ámbito religioso, especialmente a partir del siglo XIII, con la aparición de las órdenes mendicantes, la creación de instituciones piadosas vinculadas estrechamente a la Iglesia, o la formación de las diferentes parroquias, con sus ámbitos territoriales dentro de la ciudad. Se analizarán los casos de La Seu de Urgell y Vic, dos ciudades episcopales - epicopales por antonomasia, dado que el señor jurisdiccional son los respectivos obispos, y que se forjan alrededor de la catedral - ; Barcelona, como modelo de ciudad de clara matriz romana ; Cervera, modelo de villa-ciudad real, surgida en pleno proceso de repoblación de principios del siglo XI, Puigcerdà, villa real situada al pie del Ririneo, Castelló d'Empúries, villa condal, y Banyoles, creada alrededor del monasterio de San Esteban. Para la Cataluña Nueva, donde la impronta islámica condicionó la organización urbanística y social, se presentarán los ejemplos de Lérida y de Tortosa ; además de la de Montblanc, creada a mediados del siglo XII por Ramón Berenguer IV, coincidiendo prácticamente con la fundación del vecino monasterio cisterciense de Poblet.] ; -10- Un factor de desarrollo urbano : el agua (Castilla, siglo XV) / María Isabel del Val Valdivieso [Résumé : L'eau est un facteur essentiel dans la structure matérielle de la ville et détient également une forte signification sociale. Par conséquent, à la fin du Moyen Age, la société urbaine s'intéresse à cet élément et l'utilise en même temps pour ses propres intérêts et capacités. Les cours d'eau secondaires passent souvent à travers la ville ou à proximité, causant des dommages, ou nécessitant des aménagements qui profitent à la population. On ne manque pas d'exemples de situations où le canal le plus proche d'un ensemble de maisons provoque de graves problèmes à cause de débordements, ou de la mauvaise utilisation qui en a été faite, à l'origine d'une contamination. Et il ne faut pas oublier que les communes prétendaient s'octroyer les droits associés à la propriété de l'eau, ce qui ne cesse de poser problèmes, bien qu'une telle attitude puisse en résoudre d'autres. D'autres aspects permettent de considérer l'eau comme un facteur de développement. D'une part, de nouveaux besoins sociaux, dans lesquels l'apparence et le luxe ont un rôle dans les relations sociales, font de l'eau un élément moteur : il est important de disposer de lieux d'approvisionnement et leur emplacement peut favoriser, ou nuire, à la zone choisie. Les communes utilisent la plupart des interventions nécessaires à ce sujet dans un but partisan et avec un clair intérêt politique : les gouvernants locaux veillent à gagner les faveurs de la population moyennant la prise de décisions sur l'eau. Pour cela, couvrir des questions telles que l'approvisionnement, la construction de fontaines, la réparation de ponts, peuvent être utiles, bien que cela suppose une augmentation du fardeau fiscal, puisqu' aucun travail n'est engagé sans la création d'un nouvel impôt, nécessaire pour couvrir les dépenses. Et il ne ne faut pas ignorer les questions liées à l'emploi. L'eau est indispensable dans certains secteurs de la production, et sa présence peut favoriser le développement urbain. Si dans le cas de l'Italie on a souligné le rôle des minoteries en milieu urbain en ce sens, on peut ajouter d'autres activités comme la pêche, les tanneries, les poteries, les travaux domestiques, les communications, etc. - Résumé : El agua es un factor que influye en la estructura material de la ciudad, al tiempo que encierra una marcada significación social. Por ello, al final de la Edad Media, la sociedad urbana se interesa por este elemento, a la vez que lo utiliza a favor de sus propios intereses y posibilidades. Es frecuente que cursos de agua de carácter menor discurran por la villa o sus proximidades, causando perjuicios, o exigiendo intervenciones que favorezcan a la población. Tampoco faltan situaciones en las que el cauce más próximo al caserío provoque serios problemas debido a su desbordamiento, o al mal uso que pueda hacerse del mismo, provocando contaminación. Y no hay que olvidar que los concejos pretenden arrogarse los derechos derivados de la titularidad sobre el agua, lo que no deja de planterar problemas, aunque tal actitud pueda resolver otros. Otros asuntos permiten comtemplar al agua como factor de desarrollo. De un lado, las nuevas necesidades sociales, en las que la apariencia y el lujo tienen protagonismo en las relaciones sociales, hacen del agua un elemento dinamizador : es preciso disponer de lugares de bastecimiento, y la ubicación de éstos puede favorecer, o perjudicar, la zona elegida. Los concejos, por su parte, utilizan muchas de las necesarias intervenciones sobre ese asunto con un fin partidista y un claro interés político : precisan hacerse aceptables ante los habitantes de la localidad. Para ello atender a cuestiones tales como el abastecimiento, la construcción de fuentes, el reparo de puentes, pueden resultarles útiles, a pesar de que ello suponga un aumento de la presión fiscal, ya que no hay obra que se emprenda que no lleve consigo una nueva imposición, necesaria para hacer frente a los gastos. Y no hay que dejar de lado las cuestiones de carácter laboral. Es imprescindlible en ciertos sectores de la producción, y la presencia de éstos puede favorecer el desarrollo urbano. Si en el caso de Italia se ha puesto de manifiesto el papel de la molinerí a urbana en este sentido, se pueden añadir a ello otras actividades, entre ellas la pesca, tenerías, alfarería, trabajos relacionados con lo doméstico, comunicaciones, etc.] ; -11- Draperie et développement urbain : le cas de Perpignan à la fin du Moyen Age (XIIIe-XVe siècles) / Anthony Pinto [Résumé : A la fin de la période médiévale, grâce à l'essor de sa draperie, Perpignan connaît un essor remarquable. Cette croissance a entraîné une croissance économique et démographique sans précédent, faisant de la capitale roussillonnaise un important foyer industriel. Cette production textile a ainsi marqué son organisation urbaine donnant naissance à une topographie industrielle originale. De véritables ensembles urbains tels que les pareries ou le quartier des tisserands ont alors été créés. Ils l'ont été sous la contrainte, le premier par l'association professionnelle des pareurs et le second par la royauté majorquine. Le regroupement topographique des métiers du textile, par rues, par quartiers, etc., a toutefois connu des évolutions au fil du temps. Guerres, problèmes de pollution ont aussi entraîné le déplacement de certains équipements : teintureries, moulins à pastel, etc. Jusqu'aux années 1460, le regroupement des activités industrielles, en dépit de quelques atteintes, est resté la norme et explique en partie le succès de la draperie perpignanaise. Cependant, à partir de cette date, à cause de différentes épreuves que traverse la ville, s'est amorcé un phénomène de désindustrialisation. La transformation ou la disparition de certaines infrastructures propres à l'activité textile marquent la fin d'un cycle de croissance amorcé deux siècles plus tôt.].
Type de document :
Ouvrage (y compris édition critique et traduction)
Université de Savoie, Sociétés Religions Politiques (20), pp.454, 2012, 978-2-915797-70-1
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Contributeur : Fabienne Chabert <>
Soumis le : vendredi 17 février 2017 - 17:22:35
Dernière modification le : vendredi 24 février 2017 - 10:28:09

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Citation

Christian Guilleré, Flocel Sabaté. Morphologie et identité sociale dans la ville médiévale hispanique. Université de Savoie, Sociétés Religions Politiques (20), pp.454, 2012, 978-2-915797-70-1. 〈hal-01470776〉

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